Nous semblons nous débattre dans un océan d’incertitudes. Le bateau mondial manque cruellement d’une direction porteuse d’avenir pour nous guider hors des flots tumultueux de la crise multiforme que nous avons créée. Nos contemporains sont plongés dans l’angoisse et la confusion face à la succession d’événements internationaux inattendus, la résurgence d’une guerre froide que l’on croyait enterrée, ou encore le déferlement de violences aveugles. Nos dirigeants politiques ressassent les mêmes ‘messages’ qu’à l’accoutumée, qu’ils soient centrés sur les questions sécuritaires par exemple (agitant ainsi, une fois de plus, le spectre de la peur pour seul horizon), ou la sempiternelle promesse d’un « plein emploi » (ignorant les forces centrifuges de la mondialisation et la robotisation qui progresse exponentiellement).

Sur le plan économique toutefois, malgré les discours d’intention et l’injection à grande échelle de liquidités par la Banque centrale européenne dans les circuits financiers (80 milliards d’euros par mois, est-il besoin de le rappeler), la sacro-sainte ‘croissance’ ne revient pas. Les recettes du passé ne fonctionnent plus.

Nous devons prendre la mesure de la profonde transformation qui a commencé son œuvre. L’ancien ordre du monde est en phase de désintégration rapide. Une nouvelle compréhension de la vie et de la place de l’homme est en marche. Elle balaie le monde et ancre sa puissance dans le cœur et l’esprit de centaines de millions d’hommes et de femmes de la société civile. Sa voix est relayée par des esprits éclairés comme le Pape François ou le Dalaï Lama, qui expriment à leur manière l’idéal fondateur de la nouvelle civilisation qui s’apprête à éclore : l’alliance de la justice, de la liberté, de l’amour et du partage. Ce ne sont pas là des idées vagues et ingénues, mais le socle des valeurs qui guideront les actions des nations et des institutions dans un avenir proche. Le Pape François, cité dans ce numéro de Partage international de septembre 2016 (page 6), résume fort bien la clef pour prendre conscience du cœur du problème de l’humanité, tandis que nous approchons de l’heure du choix :

« Le terrorisme apparait quand il n’y a pas d’autres options ; et quand l’objet central de l’économie est le dieu argent, et non la personne – les hommes et les femmes : voilà le premier terrorisme ! L’homme et la femme ont été chassés des merveilles de la création et l’argent a été mis à leur place. C’est fondamentalement du terrorisme contre toute l’humanité ! ».

Bientôt, Maitreya et les Maîtres de Sagesse, nos Frères ainés sur le chemin de l’Evolution, s’exprimeront publiquement et nous inciteront à mettre en place concrètement les transformations indispensables pour donner à l’humanité l’avenir d’une vie épanouie pour tous. Ce sera le plus grand événement de toute l’Histoire et le début d’un mouvement de transformation du monde sans précédent.

Luc Guillory